
Théâtre
La Parabole du Seum
L’Heure bleue - La Chaux-de-Fonds
Une tentative qui part de la marge, de l’expérience de vies qui résistent à la norme et à ce qu’elle écrase. Face au fascisme qui vient — qui est déjà là — Rébecca Chaillon ne propose ni programme, ni consolation. Elle partage une expérience : celle d’humains aux prises avec un monde trop grand, trop lourd, trop urgent, et qui aspirent pourtant à la légèreté. Entre ciel et terre, les toits du 93 et leurs paraboles dressées vers un ailleurs saturé, fragmenté, déjà occupé. Un espace marqué par l’histoire coloniale française, par l’abandon des services publics et la relégation organisée, mais aussi par des stratégies de vie qui inventent sans cesse des techniques de survie. Dans « La Parabole du Seum », le ciel est à la fois le lieu d’où tombent les catastrophes — ouragans, inondations, désastres dits « naturels » — qui révèlent toujours les mêmes lignes de fracture, et les nouveaux territoires de l’impérialisme occidental. Si le ciel est furieux et s’il n’est plus vide, quel espace reste-t-il pour projeter nos croyances ?
Entre gravité et fantaisie, Rébecca Chaillon compose un récit allégorique drôle et féroce : à défaut de leçon, une parabole du seum.
Biographie
Née à Montreuil, l’auteure et comédienne d’origine martiniquaise Rébecca Chaillon se forme aux arts du spectacle au Conservatoire du 20e arrondissement de Paris. En 2006, elle fonde la compagnie Dans le ventre. Sa vision scénique hybride les langages et décloisonne les pratiques artistiques en proposant des images coups de poing qui repoussent nos limites individuelles et collectives. Elle est actuellement artiste associée au TnBA, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, au TPM, Théâtre Public Montreuil, au Théâtre National Wallonie-Bruxelles, à la constellation de la Maison de la Culture d’Amiens et est artiste satellite du Théâtre Sorano – Scène conventionnée (Toulouse). Il s’agit ici de sa troisième venue au TPR après les inoubliables « Carte Noire nommée désir » et « Plutôt vomir que faillir ».















