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mercredi 20 novembre 2024 – 20:30

Musique

KartellCulturel

Judith Hill

Le Singe - Bienne
Letters from a Black Widow

Quiconque connaît l’histoire de Judith Hill sera surpris par le titre de son nouvel album: «Letters from a Black Widow».

Quiconque connaît l’histoire de Judith Hill sera surpris par le titre de son nouvel album: «Letters from a Black Widow». Car ce surnom de «veuve noire» lui a été attribué par des tabloïds après la mort par overdose des deux artistes qui ont le plus marqué sa carrière, à savoir Michael Jackson et Prince, et est ensuite devenu une insulte que des trolls n’ont cessé de lui jeter à la figure, alternant théories du complot et cyberharcèlement. L’affaire a été tellement loin que Judith Hill, une artiste reconnue, récompensée par un Grammy pour son rôle dans le documentaire oscarisé «20 Feet from Stardom», a failli mettre un terme à sa carrière. Mais elle a courageusement remonté la pente.

Alors que son album précédent «Baby, I’m Hollywood» racontait le difficile passage à l’âge adulte d’une enfant métis ayant grandi en Californie dans un milieu bohème, «Letters from a Black Widow» ressemble davantage à un cri de ralliement. Il s’agit d’une fresque soul-funk-gospel spectaculaire, composée, arrangée et interprétée avec une passion exceptionnelle.

Hill explique que l’écriture de cet album a été déclenchée par une aventure intérieure peu commune. Alors qu’elle se détendait non loin de Los Angeles dans les eaux d’une source chaude avec des amis, une expérience psychédélique collective l’a emportée dans un univers intime assez terrifiant. «Soudain, j’ai vu une énorme montagne se dresser devant moi et j’ai compris qu’elle représentait tous les traumatismes que je n’avais pas assimilés et dont je n’étais pas encore consciente», se souvient-elle.

Son énergie d’anti-héroïne s’exprime pleinement dans «Flame», une chanson sur laquelle la puissance brute de sa voix n’est pas sans évoquer celle d’Aretha Franklin jeune, notamment lorsqu’elle scande les syllabes de la phrase «Give me chaos and give me pain / But you can never kill my flame». Hill explique que cette force lui vient du fait qu’elle a réussi à traverser la montagne de ses traumatismes.

Les morceaux de «Letters from a Black Widow» racontent des histoires de découverte, de résistance et de délivrance. Ils s’appuient sur le socle soul-funk inébranlable qui est la marque de fabrique de Judith Hill depuis de longues années. Sur ce disque, elle signe aussi des solos de guitare hautement expressifs et, malgré l’incroyable talent de l’artiste, on peine à croire qu’elle n’a commencé à en jouer que récemment «comme ça, en passant» pendant l’écriture de cet album. «La guitare est comme un nouveau personnage, elle représente ce qui en moi a besoin de hurler, une voix qui veut simplement se faire entendre», explique la chanteuse.

Certains passages de ce nouvel opus sont résolument joyeux et ludiques. Mais les chansons sont toutes profondément ancrées dans la réalité de Hill, une artiste reconnue de 39 ans qui exprime sa reconnaissance envers celles et ceux qui l’ont façonnée, consciente que la voie qu’elle a choisie est difficile mais qu’elle la rend plus forte.


Line-up

Judith Hill – artist, keys, guitar

Michiko Hill – keys / tour managment

Peewee Hill – bass

John Staten – drums

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2502 Bienne

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