NOUS UTILISONS DES COOKIES

En poursuivant votre navigation sur le culturoscoPe site vous consentez à l’utilisation de cookies. Les cookies nous permettent d'analyser le trafic, d’affiner les contenus mis à votre disposition et renseigner les acteurs·trices culturel·le·s sur l'intérêt porté à leurs événements.

Conférence par Patrick Crispini

Université du troisième âge - U3a

L’affaire Don Giovanni

Aula du 1er-Mars (C46) - Neuchâtel

Après Le Nozze di Figaro (1785) et avant Cosi fan tutte (1789), Don Giovanni est le second livret concocté par Lorenzo da Ponte [1749-1838] pour Mozart. En septembre 1787, le librettiste vénitien se trouve à Prague auprès du compositeur pour mettre la dernière main au Don Giovanni. Mais il est rappelé à Vienne par Salieri. Mozart fait alors appel à Giacomo Casanova, qui se trouve aussi à Prague, pour retravailler diverses scènes. Et Mozart composera la sublime ouverture dans la fièvre de la nuit précédant la première. Le 29 octobre 1787, Casanova assiste au Théâtre des États de Prague à la création de l’œuvre. Il n’est pas étonnant de retrouver les trois hommes réunis à la villa Bertramka, haut lieu pragois du jeu et des divertissements d’alcôve. À l’instar des deux Vénitiens, Mozart est lui-même amateur de jeux d’argent : à la villa Bertramka, on joue dans tous les sens du terme ! L’œuvre véhicule une vision du monde qui ne pouvait que rapprocher ces trois créateurs francs-maçons épris de liberté dans un siècle baigné par les Lumières... Mais les choses n’en resteront pas là. À la fin du XIXe siècle entre en scène Pauline Viardot, sœur de la Malibran, diva célébrée dans le monde entier. Nouveau rebondissement dans cette incroyable histoire dont Patrick Crispini retracera les aspects fascinants et souvent méconnus…