NOUS UTILISONS DES COOKIES

En poursuivant votre navigation sur le culturoscoPe site vous consentez à l’utilisation de cookies. Les cookies nous permettent d'analyser le trafic, d’affiner les contenus mis à votre disposition et renseigner les acteurs·trices culturel·le·s sur l'intérêt porté à leurs événements.

 Plus d'infos 
Culturoscope Ouvrez Culturoscope dans l'app pour une meilleure expérience
Ouvrir

mercredi 2 septembre 2026 – 20:00 Passé

Eric Periat

Artistes régionaux
Musique

Chœur Yaroslavl

Choeur Yaroslavl - Chants orthodoxes de Saint-Pétersbourg

Temple - Môtiers

Arhangelsky et l'école germano-pétersbourgeoise.

Au XIXᵉ siècle, la musique orthodoxe russe connaît une mutation décisive : sur le socle du chant slavon se greffe un langage polyphonique nourri du romantisme européen, en particulier germanique. À Saint‑Pétersbourg se forme ainsi une véritable « école germano‑pétersbourgeoise » où la tradition liturgique russe entre en dialogue avec l’héritage de Bach, de Mendelssohn ou de Brahms.

Alexander Arkhangelsky (1846‑1924), formé à la Chapelle impériale, en devient une figure centrale. En introduisant dès 1880 un chœur mixte en lieu et place des voix de garçons, il ouvre des possibilités nouvelles de tessiture et de couleur, qui marquent durablement la pratique chorale orthodoxe.

Autour de lui, une constellation de compositeurs façonne ce paysage : Dmitri Bortniansky (1751‑1825), figure de transition entre classicisme et romantisme ; Grigory Lvovsky (1830‑1894), maître de la psalmodie harmonisée ; Alexeï Lvov (1799‑1870), qui relie le style de cour à la sensibilité romantique ; Alexander Kopylov (1854‑1911), héritier pétersbourgeois de Rimski‑Korsakov ; ou encore Evgueni Azeev (1851‑1918), qui approfondit la dimension contemplative de la liturgie. Plus près de nous, Vladimir Fainer (né en 1966) prolonge cet héritage en assumant une filiation explicite avec Bach..

C’est cette histoire commune – de Bortniansky à Arkhangelsky et jusqu’à Fainer – que l’ensemble Yaroslavl donnera à entendre à travers une quinzaine d’œuvres a cappella, montrant comment la liturgie russe s’est nourrie de l’Europe romantique et bachienne sans renoncer à sa profondeur contemplative.

Entrée libre, collecte (conseillé 30.-, soutien 50.-)

Détails Site Itinéraire

Temple

Ruelle du Temple

2112 Môtiers