samedi 22 août 2026 – 19:00

Concert

LES JARDINS MUSICAUX

UBU

GRANGE AUX CONCERTS - Cernier


CONCERT 19:00

Durée : 60 min


IGOR STRAVINSKY (1882-1971)

Concerto pour piano et orchestre d’harmonie (1923-24, rév. 1950)

1. Largo – allegro – più mosso – maestoso

2. Largo – più mosso – tempo primo

3. Allegro – agitato – lento – stringendo






Roger Muraro, piano





ALFRED JARRY (1873-1907)

Acte I scènes 1 et 2 de Ubu roi (1895)


Prune Beuchat : Mère Ubu

Laurent Sandoz : Père Ubu





BERND ALOIS ZIMMERMANN (1918-1970)

Musique pour les soupers du roi Ubu (1961-1965)

Ballet noir en sept parties et une entrée pour orchestre et combo Entrée de l’Académie

1. Ubu Roi, Capitaine Bordure et ses partisans

2. Mère Ubu et ses Gardes

3. Pile, Cotice et l’ours

4. Le Cheval a Phynances et les larbins de Phynances

5. Pavane de Pissembock et Pissedoux

6. Berceuse des petits financiers qui ne peuvent pas s’endomir

7. Marche du décervellage


ORCHESTRE DES JARDINS MUSICAUX

Direction : Valentin Reymond


Production Jardins Musicaux






La Musique pour les soupers du roi Ubu tire une partie de sa substance d’une œuvre antérieure nommée Giostra Genovese (Danses anciennes de différents maîtres, 1962) et fut imaginée bien avant la circonstance « officielle » pour laquelle elle a été finalement rédigée, soit l’entrée de Zimmermann à l’Akademie der Künste de Berlin en avril 1965. Le titre renvoie à l’un des auteurs de prédilection du compositeur – Alfred Jarry – de même que la dimension des citations et autocitations musicales, si l’on considère qu’Ubu annonçait le surréalisme et tout un courant du début des années vingt pour lequel la technique du collage était importante.


Dès l’Entrée de cet hommage à Jarry, les « lettres de créance musicales » des organes de la direction de l’Académie, président en tête, donnent le ton, dans un style qui a fait le bonheur des concerts Hoffnung en Grande Bretagne. Les sept parties qui suivent utilisent avec humour une quantité ahurissante de matériaux musicaux d’époques très différentes avec lesquelles Zimmermann vivait « en bonne intelligence ». L’œuvre culmine sur une péroraison, impitoyable et amère, où l’accord initial du Klavierstück IX de Stockhausen, frappé 139 fois, coexiste avec la Marche au supplice de la Symphonie fantastique de Berlioz et la chevauchée des Walkyries de Wagner.




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