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Conférence par Sylvain Malfroy

Université du troisième âge - U3a

Alfred Hitchcock, cinéaste et architecte : quand la ville et ses édifices tiennent les premiers rôles

Aula des Jeunes-Rives - Neuchâtel

Pour résumer l’intrigue de Rebecca (1940), Hitchcock se plaisait à dire laconiquement qu’il s’agit de l’histoire d’un homme, de deux femmes et d’une maison. De fait, le public ne tarde pas à découvrir que la maléfique Rebecca est cette maison, qu’elle hante de sa présence obsédante longtemps après sa disparition lors d’un naufrage « accidentel ». Ce film bien ancré dans la tradition anglaise des romans gothiques explore comment l’architecture fige le temps, retient le passé et peut ainsi harceler les vivants de souvenirs traumatisants. L’architecture intéresse Hitchcock en raison de son caractère « dual », comme on dit des technologies à double usage aussi bien civil que militaire ou terroriste. Justement parce que la maison suscite des images sécurisantes de foyer protecteur, de paix intérieure et de bienveillance mutuelle, elle se prête à être manipulée par les agents du mal comme couverture de leurs projets criminels. Des séquences extraites de Agent secret (1936), Rebecca (1940), L’ombre d’un doute (1943), Fenêtre sur cour (1954), La mort aux trousses (1959), Psychose (1960) permettront de vérifier que l’espace domestique apparemment familier peut être source d’atmosphères aussi étranges qu’inquiétantes.