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Conférence par le Prof. Olivier Massin

Université du troisième âge - U3a

Nous ne savons pas la chance que nous avons

Aula des Jeunes-Rives - Neuchâtel

Nous vivons certainement dans la période la plus opulente, la plus démocratique, la plus pacifique, la plus éduquée de l’histoire de l’humanité. Pourtant, au sein des pays développés, les appels aux réformes radicales, au renversement du « système » se multiplient. Il y a deux réactions communes à ce paradoxe. Le radicalisme pessimiste soutient que le constat est en réalité bien moins rose qu’il n’y paraît : les quelques améliorations positives sont plus que largement compensées par des détériorations bien plus graves (écologiques, économiques, démographiques…), de sorte que des changements radicaux s’imposent. Le conservatisme optimiste soutient à l'inverse que le constat initial est correct et que nous ne sommes tentés de donner un coup de pied dans la fourmilière que parce que nous ignorons l’ampleur et la précarité des progrès réalisés. Aussi convient-il d’endosser un conservatisme heureux ou, au pire, un réformisme lent. Après avoir spécifié ces deux réactions au paradoxe, nous nous intéresserons à un problème pour le conservatisme optimiste. S’il est vrai que nous ignorons à ce point la chance que nous avons, l’existence et la persistance d’un tel aveuglement ne viennent-elles pas gravement ternir l'heureux constat de départ ?