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29 mai  >  2 jui 
©DR

Exposition

EKIP

Mât - espace d’art - Neuchâtel

FT. Eva Jovicic, Yvan Descombes, Marine Julié
Une proposition de Jean-Rodolphe Petter

En groupe, EKIP hisse trois drapeaux aux narratifs qui convergent en termes autant sociaux, politiques qu’esthétiques. Initialement marginalisées, ces visions sont aujourd’hui incontournables au sein du monde de l’art et au-delà. Il s’agit des cultures hip hop, queer et de notre rapport aux sexualités. Les images de cette proéminence, dont l’intérêt et la nécessité ne font que de croître depuis ces dix dernières années, font office de nouveaux étendards. Ces derniers rendent compte à la fois de territoires géographiques situés mais aussi d’espaces mentaux. Zones à danger et safe spaces à la fois, ils sont omniprésents et promeuvent des valeurs inclusives et pacifiques. Les travaux d’Eva Jovicic, Ivan Descombes et Marine Julié illustrent ces thématiques : de la vision poétique queer, à l’esthétique cyber sportswear en passant par la traduction contemporaine d’un symbole antique désignant l’autofellation. Underground, puis alternatifs et maintenant reconnus autant par le marché de l’art que par l’institution, ces phénomènes culturels ont participé et participent à déconstruire le discours canonique – cela autant en termes d’acteurices, de pratiques et de publics. Flottant dans les airs, ces drapeaux dépeignent des images à la fois autoritaires, abstraites, fantasmées et romanesques. Ils nous interrogent sur leur statut dans l’espace public.

EKIP s’inscrit dans une série d’exposition autour des cultures hip hop et underground et leur lien avec l’art contemporain. Le titre de ce volet fait référence à la polémique autour de l’album LMF du rappeur français Freeze Corleone de l’année dernière. À savoir l’usage du hashtag #ekip utilisé par la communauté de l’artiste pour le soutenir. Cet épisode médiatique a parfaitement illustré les tensions que cultures populaires et sphères institutionnelles partagent. En d’autres termes, une incompréhension motivée par un paradoxe du pouvoir dominant : celui de vouloir récupérer et diriger à la fois. Entre valorisation, récupération et invisibilisation, EKIP illustre l’organisation d’écosystèmes et les tensions que ces mondes entretiennent avec l’hégémonie.


Détails Site Itinéraire

Mât - espace d’art

Place du 12 septembre

2000 Neuchâtel