NOUS UTILISONS DES COOKIES

En poursuivant votre navigation sur le culturoscoPe site vous consentez à l’utilisation de cookies. Les cookies nous permettent d'analyser le trafic, d’affiner les contenus mis à votre disposition et renseigner les acteurs·trices culturel·le·s sur l'intérêt porté à leurs événements.

31 aoû  > 21 sep 
©Zorica Popovic

Exposition

Smallville

Re-Animator

Espace Smallville - Neuchâtel

Avec les œuvres de la collection d’art de l’État de Neuchâtel


Dans une collection, il y a toujours des œuvres étranges, des pièces issues des lubies de ceux qui les ont acquises. Souvenirs, coups de cœurs ou fragments d'amitié, elles s'invitent dans un corpus au gré d'occasions aujourd'hui intraçables, surgissant des cimaises comme autant de curiosités. Et quand une collection est d'abord d'agrément pour une administration désirant habiller ses locaux, avant d'être plus étroitement contrôlée par le Service de la culture, elles ne manquent pas.

En convoquant la figure du savant-fou, Smallville ressuscite, pour cet angle mort dans « la visite aux quatre coins de la collection de l'État », ces pièces folles qui surnagent dans une mer de couleurs et de formes convenues. En pénétrant l'espace, tout devient plus clair. La mise en scène elle-même est en mutation, en décalage de perspective pour devenir le support adéquat de ces peintures et sculptures hors du temps, des codes et des normes qui fixent l'art dans une période donnée.

Entre l'autoportrait de Charles Humbert, envisagé comme le maître d’œuvre involontaire de cette scénographie orientée SF ou cette vue onirique et naïve du Château de Neuchâtel, planté au milieu d'une nature indistincte par Zorica Popović, la scénographie de ces pièces savoureuses d'originalité vogue allégrement de la figuration à l'abstraction, du conceptuel au réaliste, sans hiérarchie, mais avec une réelle volonté de réanimer des travaux inimitables.

Inspirée du film Re-Animator de Stuart Gordon (USA, 1985), où le savant fou Herbert West tente de vaincre la mort grâce à un élixir de sa composition, cette exposition permet en outre au public de découvrir des facettes oubliées ou méconnues d'artistes de la région, comme Claude Loewer et cette « Vieille auto 1900 » ou ce probable autoportrait de Charles L'Eplattenier, daté de 1920. Ajoutons-y des dessins enfantins, quelques commandes ciblées (par exemple pour le Service des automobiles), des décors de théâtre et de la tapisserie pour que le portrait soit complet.

Véritable « Salon des indépendants », occupé par de très nombreux anonymes, la sélection d’œuvres proposée par Smallville permet d'apprécier cette collection d'État par un prisme inhabituel, une loupe que la plupart des conservateurs hésiterait à utiliser sans précautions, ce qui confère à cette exposition un profond caractère d’entièreté et d'honnêteté.

Smallville bénéficie d'un soutient exceptionnel du Canton de Neuchâtel pour cette exposition


Ouvert le samedi de 14h à 17h et sur demande